Cet article est une reprise du texte publié originellement sur le site d’AAZ France
Dès notre arrivée au Zanskar, le Managing Committee nous a informés de ses démarches pour obtenir l’agrément permettant à la LMHS de rejoindre le CBSE (Central Board of Secondary Education).

Pourquoi une telle démarche ?
À la suite de la création de l’Union Territoriale du Ladakh, les écoles gouvernementales sont passées automatiquement sous la coupe du CBSE. Auparavant, lorsque l’État du Jammu-et-Cachemire existait encore, elles dépendaient — comme la LMHS — du J&K Board. Ces deux organismes sont l’équivalent du ministère de l’Éducation en France : le CBSE, ou Conseil central de l’enseignement secondaire, est le principal organisme public d’éducation en Inde. Il gère des dizaines de milliers d’écoles, uniformise les programmes scolaires nationaux et organise les examens nationaux de fin de scolarité (classes 10 et 12).
Pour que la LMHS ait un avenir au Zanskar, la migration vers le CBSE s’impose donc. Une migration aux répercussions importantes pour l’école. Ce changement concernera deux volets : la formation des enseignants et la mise en conformité des bâtiments.
La formation des enseignants
Les enseignantes des classes maternelles ne sont pas concernées par les niveaux de formation exigés par le CBSE, toutefois la meilleure d’entre elle, Chuskit, est titulaire du B.Ed.(Bachelor of Education).
Ceux des classes primaires (1 à 5) devront être titulaires du D.El.Ed (Diploma in Elementary Education) ou du B.El.Ed (Bachelor of Elementary Education).
Enfin, les enseignants des classes seniors (6 à 10) devront être titulaires du B.Ed et avoir réussi le CTET (Central Teaching Eligibility Test).
À ce jour, sept enseignants n’ont pas encore les diplômes requis, mais quatre d’entre eux sont en cours de qualification. Les deux autres exercent en maternelle et ne sont donc pas concernées. Le dernier, Tashi Namgyal, est celui qui nous pose le plus de problème. Il est en fin de carrière, compétent mais ne passera pas les examens pour augmenter sa qualification.

La mise en conformité des bâtiments
Le CBSE impose également plusieurs exigences en matière d’infrastructures dont nous ne disposons pas sur le campus :
- Des accès de plain-pied pour les personnes handicapées
- Des toilettes accessibles aux personnes handicapées
- Une salle informatique située dans un bâtiment distinct
- Une bibliothèque installée dans une salle dédiée
- Au moins trois salles équipées en matériel numérique (smart rooms)
- Un terrain de sport comportant une piste d’athlétisme d’au moins 200 mètres
Les solutions :
- Nous avons identifié 2 salles à l’étage du nouveau multipurpose hall qui pourront accueillir la salle informatique et la bibliothèque.
- Le terrain multisport que nous avions envisagé et qui devait être réalisé cet été va évoluer pour intégrer une piste d’athlétisme. Sa construction est reportée à l’an prochain.
- La réfection de la dalle du bâtiment principal, refaite cet été, intègre déjà une rampe d’accès pour handicapés.






Un défi à la hauteur de nos ambitions
Ce chantier, à la fois pédagogique et immobilier nécessite des investissements qui ne sont pas tous chiffrés même si certaines démarches sont lancées et les besoins identifiés. Nous attendons encore des devis pour nous permettre de préparer le budget de l’année prochaine et d’accompagner l’école étape par étape dans cette transition capitale.